10h37 jeudi 14 novembre 2019
 
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Thématique 1 : Commémorer la Grande Guerre à Chauny

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, la période de 2014 à 2018 est marquée par de nombreuses commémorations. La ville de Chauny ne pouvait pas rester à l’écart de ces manifestations, d’autant plus que, dans la mémoire collective des Chaunois, l’année 1917 correspond à la destruction de la cité et que cette date tient une place importante dans l’histoire de chaque famille.

 

 

Transmettre aux Jeunes Générations

Dans un premier temps, un  travail de mémoire a été effectué en direction de la jeunesse. En effet, la ville a répondu à un appel à  projets qui insistait sur la transmission aux jeunes générations pour éviter l’oubli en œuvrant pour la Paix. Ainsi l’ouvrage « Chauny août 1914 - mars 1917, les civils dans la Grande Guerre » a été rédigé pour les scolaires, après un important travail de recherches dans différents centres d’archives en France et aussi à partir de documents allemands. Pour bien comprendre cette première occupation, il était nécessaire d’étudier le fonctionnement de cette armée et de montrer l’importance de Chauny pour la 1ère Armée allemande. C’est une première occupation, car en mars 1918, la ville est de nouveau envahie.

 

Une exposition pour mars 2017

Une exposition va concerner l’histoire de la ville durant l’année 1917. Une période peu connue mais très importante pour les Chaunois. En effet le 19 mars 1917, la ville, en grande partie détruite, est libérée par des cavaliers de l’armée française. Suite à cette libération de nombreuses cartes postales sont éditées, pour montrer l’ampleur des destructions, avec pour légende Français, souvenez-vous. Dans la continuité du travail déjà effectué, des recherches ont été menées pour apporter des éléments de réponses aux questions souvent posées sur cette période. Dans la mémoire des familles chaunoises, on mentionne souvent, à cette date, des déplacements de population.

 

 

A chaque famille chaunoise : une histoire différente 

Aujourd’hui, dans ce contexte de commémorations, les habitants s’interrogent sur l’histoire de leur famille. Les généalogistes amateurs se questionnent sur les événements vécus par leurs ascendants. Durant ce conflit tous les habitants de Chauny seront  déplacés. Certains en 1914, d’autres pendant l’occupation mais la grande majorité de la population devra quitter la ville en 1917 d’où l’importance de cette date. Ce qui apparait en étudiant cette période, c’est la diversité des situations, des parcours des familles chaunoises. Dès le début de la guerre, les militaires, effectuant leur service actif, doivent regagner leur régiment. Puis ce sont les réservistes qui rejoignent leur affectation. Un mari, un père ou un fils parti en 1914 sera éloigné pour longtemps ou définitivement. En 1914, les habitants, fuyant devant l’avancée des troupes allemandes, trouvent un refuge temporaire à Paris ou en  province. Mais durant plusieurs années le retour sera impossible du fait de l’occupation militaire. Des prisonniers civils sont envoyés en Allemagne dès septembre 1914. De nombreux chaunois passent par la Suisse. Ce sont les Rapatriés, ceux qui retrouvent la Patrie non occupée. En effet, les habitants sont autorisés par l’autorité militaire allemande, à passer du côté français, le trajet se faisant par l’Allemagne, la Suisse pour rejoindre la France, d’abord à Annemasse puis à Evian. Mais le plus important déplacement de population a lieu en 1917, lors de l’opération Alberich. Les Chaunoises et les Chaunois, âgés de seize à soixante ans, aptes au travail, sont déplacés derrière les lignes allemandes, le long de la frontière belge. Le reste de la population, 1990 personnes, est cantonné dans le quartier du Brouage avant d’être évacué par l’armée française, sous un bombardement. Et à partir du 21 mars 1918, il n’y a plus aucun habitant à Chauny, l’armée britannique qui occupe le secteur ayant pris la décision d’évacuer la  population devant  l’avancée ennemie. Ainsi, en effectuant ce travail de mémoire, en apportant des faits précis, la ville veut rappeler d’une part, la place de Chauny dans ce conflit. Elle veut aussi, d’autre part, permettre aux habitants de se réapproprier leur histoire familiale, prise dans les tourments de la grande Histoire.

 

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